Vous êtes ici
Accueil > Épanouissement > FEMME INITIATRICE

FEMME INITIATRICE

FEMME INITIATRICE

Si je considère la femme initiatrice, c’est que je considère que la partie la plus importante du processus d’unification entre le masculin et le féminin, que j’appelle,   le « Tissage de l’Amour » se trouve entre ses mains.

Ce processus d’initiation permettrait à l’homme de devenir homme et à la femme d’être pleinement femme…

Cela a l’air simple, en parole, mais c’est complexe. Je vais tenter de faire une synthèse de ce sujet qui me passionne tant.

La femme et l’homme ont une puissance, une puissance complémentaire. Et tant que la femme ne prend pas sa juste place, elle ne peut pas être initiatrice. Un peu comme si l’homme était une clé et la femme une serrure et que la serrure apprendrait à la clé comment entrer dans la serrure et de quelle manière tourner la clé et ouvrir la porte.

Une clé sans serrure ne servira à rien.

Pour être initiatrice, la femme doit trouver sa vraie puissance, sa puissance et sa juste place. Si au lieu d’être dans sa puissance, elle se trouve, à cause de ses blessures, dans son pouvoir, dans ce cas-là, elle ne sera pas initiatrice. Dans ce cas-là elle sera sûrement castratrice. Involontairement certes, inconsciemment absolument.

La femme a toutes les raisons d’être dans son pouvoir, si toutefois elle y est. Car, nous les hommes, nous ne prenons pas notre place du tout. Pas facile non plus pour un homme de prendre sa place d’homme face aux femmes, mais cela est un autre sujet. Et la femme a beaucoup des raisons d’être en colère après l’homme… viol, violences, soumission, objetisation, etc…

Et par-dessus tout, le fait que l’homme ne sache pas l’aimer comme elle en aurait besoin ! Pleins de raisons et d’autres encore qui font qu’à mon avis, la femme en général se trouve de manière justifiée dans une revendication, une colère, une demande de justice dans laquelle elle n’a pas du tout envie de laisser sa place ou d’essayer d’offrir quoique ce soit.

Pour être Femme initiatrice, il est nécessaire qu’elle comprenne d’abord quelle est sa véritable puissance et quelle est sa place, avec et à côté de l’homme.

Aujourd’hui, la femme se trouve sans se rendre compte sur le même territoire que l’homme. Nous avons chacun notre territoire, la femme en cherchant sa puissance, en l’absence d’enseignement ancestral,  s’est trouvée par mimétisme dans le même territoire de pouvoir que l’homme. Et ces deux énergies sur le même territoire, cela crée un conflit qui de mon point de vue, la femme gagne immanquablement  puisque tous les hommes ont appris à obéir à leur mère, à la femme. Nous avons l’habitude, nous les hommes, d’obéir et nous avons perdu le véritable contact avec notre besoin personnel.

Il est primordial  que la femme comprenne que la vraie puissance n’est pas une puissance de vecteur, d’action, comme celle de l’homme. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas le droit d’agir, d’être dans son Yang,  mais sa facilité c’est d’être l’Accueil, le Yin, comme une Coupe qui reçoit, un foyer chaleureux, la douceur, le côté lunaire… tandis que l’homme est un vecteur, le Yang, l’action, la force, le côté solaire.

Il n’y pas d’adéquation plus belle ou meilleure entre les deux.

Mais nous les hommes, nous avons longtemps soumis la femme, alors il est logique qu’elle n’ait pas envie de retourner dans la soumission. Et en fonction de l’état de conscience de la personne, l’accueil pourrait ressembler beaucoup à la soumission.

Pourtant, en ce qui me concerne, l’unification commence par la capacité de la femme d’accueillir. Par cette puissance que, nous les hommes, n’avons pas.

S’il n’y a pas de blessures, pas de douleurs, c’est sans doute ce que la femme aimerait le plus :  accueillir son amoureux, ses enfants, des amis… accueillir la vie… accueillir chez elle dans son foyer.

Et elle a, de par ce don, quelque chose qui fait que nous les hommes on peut se nourrir, sans nécessairement chercher la « maman ». Cela se passe au-delà de l’énergie de la mère.

Entre son regard, ses bras, son cœur, son sexe, son ventre, il y a pour nous les hommes, quelque chose qui nourrit, qui nous guérit, qui nous apaise, qui nous rassure, qui nous calme chez la femme sans pour autant être nécessairement le petit garçon.

Pour ça, il est nécessaire que la femme accepte à nouveau d’être le réceptacle. Et qu’elle arrive à sortir de sa colère, de sa revendication, qu’elle ose redonner à l’homme sa place et qu’elle recule doucement vers la sienne.

Et qu’elle comprenne, que si elle y arrive et si elle arrive à accueillir l’homme, à partir de sa puissance de femme, à partir de l’Amour, elle peut faire de l’homme un véritable dieu.

Si elle accueille l’homme à partir de ses blessures, qu’elle exerce du pouvoir sur l’homme, elle fera de lui une loque. Elle fera comme la mère de l’homme. Elle le castrera, elle le diminuera, elle exprimera ses vengeances en quelque sorte. Pas volontairement, pas consciemment. Mais je suis témoin de beaucoup de ces schémas.

Si elle arrive à dépasser ses blessures, en faisant tout un travail sur elle, sur ses blessures et sur sa véritable puissance, avec ses Sœurs, puisque les mères ne transmettent plus cette sagesse, vu que nos enseignantes ont toutes été brûlées au Moyen-Age… alors, peut-être, elle se donnera la possibilité d’initier l’homme.

Et l’initiation se fait dans la durée et sans parole, sans enseignement. Pas besoin d’en parler.

Pour illustrer…

Les femmes sont compliquées pour nous les hommes. Un jour nous caressons le bras de notre amoureuse et elle adore ça. Le jour d’après nous y retournons, bien évidemment. Et là, à notre surprise, elle n’aime plus cette caresse. Et si nous y retournons encore une ou deux fois en recevant de la déception ou du refus, nous finissons par abandonner, de ne plus donner des caresses ou de la tendresse.

La femme pourrait faire autrement.

Elle pourrait décider, et ceci est à mon avis le principe fondamental de l’initiation, de ne plus relever le négatif, ne plus relever ce que l’homme fait dans sa maladresse… il suffit juste qu’elle ne dise rien. Mais quand c’est effectivement plaisant, il suffit juste de le faire savoir par une parole douce, la respiration, un soupir… l’homme ira automatiquement vers cet endroit dont il sait qu’elle apprécie. C’est ainsi que tout en douceur la femme peut initier l’homme à l’Amour… et plus encore !

Que ce soit physique, psychologique, spirituel, sexuel, dans tous les domaines existants, à partir de ce simple aspect, la femme a un outil qui permet à l’homme de trouver sa confiance en soi. Qui donne envie d’évoluer. Mais pour ça, il va falloir que la femme accueille l’homme d’abord exactement comme il est. Dans sa maladresse, dans ses enfantillages, dans son état brut, violent, revendicateur, bête, primaire. Et une fois qu’elle y est, tout simplement par ce simple mécanisme, elle peut l’amener dans un plein potentiel.

Et cela ne peut pas se faire dans l’autre sens, à mon avis !

Michael Gallasch
Accompagnant, spécialisé dans la relation de couple et la manière dont chaque partenaire y trouve sa place. Il a accompagné beaucoup de couples.  Des hommes et des femmes dans leur quête du bonheur se heurtant à soi-même et à l’autre. Son constat est que la source du « mal de vivre » en couple ou en tant que célibataire vient du manque de connaissance et de conscience concernant soi-même, le sens de la Vie, puis le fonctionnement des lois et des mécanismes universels. + 33 6 62 59 56 44 www.michaelgallasch.com michaelgallaschblog.com
http://www.michaelgallasch.com%20

Laisser un commentaire

Top