LA SLOW FASHION, TENDANCE DU JOUR OU MOUVEMENT DURABLE ?

La ”Slow Fashion,” c’est cette nouvelle vision d’une mode durable, qui permet au      consommateur conscient de se créer son propre style en choisissant des pièces faites pour durer et créées dans le respect de l’environnement et de l’humain.

Pour moi, créatrice de mode éthique depuis 15 ans, c’est limpide: la “Slow Fashion” c’est l’avenir de la Mode. Je vous explique pourquoi c’est une vraie révolution douce à laquelle il serait bon que nous participions tous:

Fast Fashion vs Slow Fashion : quelles différences?

A priori, la mode doit vous sembler à l’opposé du développement durable, mais les choses changent! La ”Slow Fashion,” c’est cette nouvelle vision d’une mode durable, qui permet au consommateur conscient de se créer son propre style en choisissant des pièces faites pour durer et créées dans le respect de l’environnement et de l’humain.

Cette vision porte l’émergence de créateurs qui s’engagent pour une mode intemporelle de qualité, produite dans des conditions éthiques pour les personnes qui travaillent sur les vêtements comme pour notre planète.

A l’opposé, la “fast fashion”, c’est un peu comme le fast food: on ne se pose pas de questions, et on craque pour un top pas cher qui suit la dernière tendance dictée par les magazines féminins. Peu importe s’il est entaché par les larmes d’épuisement d’une esclave à l’autre bout de la planète, ou si ses couleurs “in” ont contribué à polluer irrémédiablement les nappes phréatiques des pays où l’Occident a relégué ses activités industrielles les plus sales.

BREF: la fast fashion, c’est si loin que cela ne nous concerne pas!

La Slow Fashion, c’est la mode avec conscience

En faisant le choix de la Slow Fashion, vous reconnectez avec une manière plus intime et personnelle de s’habiller, plus Femme (ou Homme, ils s’habillent aussi!) et moins mouton. Vous manifestez votre engagement en contribuant par vos choix de consommateur à l’avènement d’un monde meilleur.

S’habiller éthique, c’est une toute petite action, mais qui a vraiment du sens!

S’habiller Slow, c‘est s’épanouir dans la créativité de son style à soi

Vous n’avez plus envie de vous laisser mener par le bout du nez?

L’objectif de l’industrie de la mode est de vous pousser à racheter une garde robe à chaque saison, de vous enchaîner aux derniers diktats en vogue, même si cela ne vous va pas!

Créativité, acceptation de son image et maturité, voilà ce que vous offre l’attitude Slow Fashion.

Cette prise de conscience vous encourage à tenter des associations et accessoirisations inventives qui reflètent votre personnalité propre.

Craquez, mais pour de belles pièces que vous aimerez pendant plus de quinze jours!

C’est aussi un système de valeurs à partager: vous pouvez initier vos amies et vos filles à cette façon plus profonde de mettre leur féminité en beauté.

Le statut de fashion victim, c’est out!

Encourager la Slow Fashion c’est mettre la qualité avant la quantité

Vous l’aurez compris: une mode conçue en harmonie avec la nature et l’humain n’est pas faite pour se déchirer ou pelucher au bout d’une semaine, mais pour durer longtemps dans votre garde robe. Les tissus choisis sont des matières naturelles nobles ou recyclées. La coupe aussi peut être conçue pour privilégier des tailles adaptables et accompagner l’évolution des silhouettes au fil des ans…

Cette assurance de qualité et d’éthique vient forcément avec des prix un peu plus élevés, mais cela ne devrait pas vous dissuader:

Ne pensez pas au prix, mais plutôt combien ce prix est divisé par le nombre de fois ou vous porterez un vêtement qui vous correspond vraiment et qui vous accompagnera pendant longtemps.

L’éthique, dans la mode comme pour le reste, en fait, c’est rentable!

La Slow Fashion nous responsabilise

Prendre soin de ses vêtements, voilà une exigence dont la responsabilité est partagée! Ceux qui conçoivent la Slow Fashion le font avec beaucoup de soin, ceux qui la produisent aussi, car elle ne sort pas des « sweatshops » de production de masse.

C’est au client final aussi de prendre soin des pièces qu’il a choisie: Cela implique de mieux se familiariser avec les matières, de lire les étiquettes, notamment  les consignes de lavage et d’entretien.

En prenant bien soin de vos vêtements, vous les considérez avec respect et avec eux toute la chaîne de personnes qui ont contribué à leur fabrication.

La récompense de cette attitude pleine de conscience, c’est de redonner une vraie valeur aux créations que vous choisissez et que vous portez.

La Slow Fashion est là pour durer: c’est un changement de paradigme pour qui l’adopte

Une fois que l’on s’est remis en question et que l’on met plus de conscience dans ce que l’on choisit de porter, il est difficile de faire marche arrière!

Alors oui, la Slow Fashion est une tendance qui va durer, et conquérir à la fois créateurs et consommateurs.

Porter des vêtements qui ont du sens, c’est s’habiller d’une seconde peau qui nous fait nous sentir profondément bien, une peau pleine d’espoir dans le futur de l’humanité…

 

Alors oui, la Slow Fashion est une tendance qui va durer, et conquérir à la fois créateurs et consommateurs.

Porter des vêtements qui ont du sens, c’est s’habiller d’une seconde peau qui nous fait nous sentir profondément bien, une peau pleine d’espoir dans le futur de l’humanité…

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Nous mangeons ce que nous avons semé par Bruno lallement

La vie est un cycle perpétuel, nous semons et nous récoltons, et nous récoltons forcément ce que nous avons semé c’est pourquoi il convient d’être attentif à ce que nous semons.

La vie est un cycle perpétuel, nous semons et nous récoltons, et nous récoltons forcément ce que nous avons semé c’est pourquoi il convient d’être attentif à ce que nous semons. La qualité de nos graines, la manière de les traiter, ce que nous allons leur apporter déterminera la récolte.

Tout ce que nous allons mettre en terre sera absorbé par la plante, qui ensuite nous le transmettra lorsque nous l’absorberons à notre tour. C’est une réalité, un fait que chacun peut aisément comprendre et pourtant …

Ce n’est pas ainsi que nous fonctionnons. Nous produisons en injectant de grandes quantités de produits chimiques pour tuer les insectes, éviter les maladies de la plante, accélérer sa croissance, détruire les herbes qui les entourent sans réaliser que toutes ces substances toxiques vont être ingérées par la plante que nous allons manger plus tard. C’est d’une évidence enfantine et pourtant nos modes de productions intensives continuent. Nos terres, nos rivières, nos lacs sont gorgés de ces produits que nous déversons chaque jour, nous agissons comme si la terre était capable d’accepter cela sans que ça finisse par porter conséquence. Ironie du sort, nos fruits et légumes contiennent de moins en moins de substances nutritives alors que nous faisons cela pour nous nourrir.
Cela nous viendrait-il à l’idée de mettre quelques gouttes de pesticides ou d’herbicides dans notre plat ? Non, parce que nous savons que c’est toxique, et pourtant c’est exactement ce que nous faisons en mangeant des légumes provenant de ces productions. Nous nous polluons nous-mêmes. Nous nous détruisons nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous un tel comportement insensé et destructeur ? Pourquoi sommes-nous en train de détruire ainsi la planète sur laquelle nous vivons et qui nous nourrit chaque jour, cette nature que nous spolions ? 60% des vertébrés ont été anéantis en seulement 40 ans, plus de un million cent mille tonnes de déchets toxiques sont déversées chaque jour dans les mers et les océans, comment peut-on penser que nous pouvons échapper aux conséquences de tels comportements ? Comment peut-on croire que la situation de la planète va s’améliorer ?

Nous n’avons pas conscience que nous vivons en interdépendance avec la nature, que tout ce que nous faisons subir à la nature nous revient inévitablement, la loi de cause et d’effet est patente. Nous récoltons ce que nous avons semé.

Si nous avions simplement conscience de cette loi, tout pourrait changer, même dans notre vie et à tous les niveaux. Si nous prenions soin de la nature, si nous prenions soin de la planète, nous en serions les premiers bénéficiaires, nous récolterions ce que nous sèmerions. Si vous donnez de l’amour, de l’amour authentique, dénué d’attente, un amour inconditionnel à vos enfants, vous ferez d’eux des enfants confiants qui ne se soucieront jamais de savoir s’ils peuvent être aimés ou pas, cela leur paraîtra évident, et vous récolterez des enfants heureux.

En détruisant la nature, nous montrons par là que nous ne nous respectons pas. Si nous avions un peu plus d’amour pour nous-mêmes, plus de respect, nous n’accepterions pas d’avaler et de respirer des substances toxiques, nous ferions alors attention à ce que nous semons, nous ferions attention à notre manière de consommer aussi. Nous donnerions à la nature ce que nous voudrions recevoir d’elle. Prendre soin de la planète, c’est aussi prendre soin de nous.

Si vous souhaitez un avenir pour vos enfants,

regardez l’émission ci-dessous !

Bruno Lallement

Nos enfants, vont-ils assister à leur propre disparition ?

 

Nos enfants, vont-ils assister à leur propre disparition ?

 

C’est difficile à croire tant que nous n’avons pas regardé la situation de très près, pourtant de nombreux scientifiques, et des plus respectueux considèrent, au vue de notre situation actuelle que nous pourrions commencer à disparaitre, dans le pire des cas dans 25 ans et dans le meilleur des cas dans 100 ans.

Est-ce exagéré de le penser ?

Bien au contraire, lorsque l’on examine de près certains chiffres : 1,1 millions de déchets toxiques sont déversés chaque jour dans les mers et les océans, dans les eaux douces il ne reste déjà plus que 19% de vertébrés et ces 40 dernières années nous en avons éradiqué plus de 60% sur toute la planète. Il ne nous a fallu que 20 ans pour détruire 10% des terres sauvages, c’est l’équivalent d’un tiers de l’Europe, et d’après une études sérieuse, au rythme où se produit cet éradication, dans 83 ans seulement, il n’existera plus une seule parcelle de terre sauvage.

Des scientifiques américains et canadiens estiment que l’extinction définitive de tous les poissons comestibles aura lieu avant 2048 autrement dit dans 31 ans.

Nous n’avons pas besoin d’être scientifique pour comprendre qu’à un tel rythme notre planète sera rendue rapidement insalubre, voir même hostile – d’après les dernières études 9 personnes sur 10 respirent un air trop pollué.

Le plus grave n’est pas la situation, mais ce que nous continuons à faire et qui participe à l’augmentation chaque jour de cette destruction et ces pollutions diverses. Si nous ne comprenons pas dès aujourd’hui que si nous continuons à agir de la même façon nous ne pouvons espérer avoir des résultats différents de ceux que nous avons obtenu jusqu’à aujourd’hui, et que nos enfants vont de fait assister à leur propre extinction.

Malheureusement, malgré des « symptômes » évidents qui se produisent partout dans le monde : augmentation de certaines maladies, morts par pollution de plus en plus nombreuses, tempêtes, ouragan, cyclone, montées des eaux, érosion rapide des rivages etc … nous demeurons dans une ignorance totale de ce qui est en train de se produire et nos modes de consommation au lieu de se modifier pour éviter que cela ne s’aggrave vont exactement à l’opposée d’un changement salutaire.

Il est grand temps d’agir pour renverser la tendance, c’est pourquoi Mouvement Altruiste est né.

Visiter le site de mouvement altruiste : http://mouvement-altruiste.com/

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NOS AMIS LES ANIMAUX

365 JOURS POUR BIEN VIVRE AVEC NOS AMIS À PLUMES ET À POILS

La nouvelle année est là. Et avec elle, sa cohorte de saines résolutions, propres à chacun.

Etre plus indulgent, plus attentionné, moins colérique, arrêter de fumer, ou se mettre au sport. En tant que comportementaliste, je me suis dit qu’il serait peut-être bien de vous parler de nos amies les bêtes.

Et si, pour les 365 journées à venir, nous apprenions à mieux vivre avec les animaux, qu’ils soient à plumes, à poils ou à écailles ?

Certains d’entre vous partagent certainement leur vie avec un animal. D’autres, au contraire, ne se sentent guère d’affinités avec les « non humains ».

D’autres encore ont des pensées pour le sort des animaux d’élevage, ou pour celui des bêtes sauvages, celles d’ici et d’ailleurs, de nos contrées ou de la planète entière.

Dans tous les cas, quel que soit votre profil « animalier », les 365 jours qui s’ouvrent, en ce 1er de l’an 2017, peuvent vous offrir l’occasion de vous améliorer. De penser un peu plus, un peu mieux, à tous ces « silencieux ».

Mais comment agir, d’un point de vue pratique, à notre humble niveau ? Voici quelques pistes de réflexion.

Vous préoccuper plus de Médor, Félix ou Titi

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’une petite boule de poils, de plumes ou d’écailles… la réponse semble toute trouvée ! Vous allez vous préoccuper plus de Médor, Félix ou Titi. Lui consacrer plus de temps, en veillant à ce que ce temps passé ensemble soit de qualité. Vous pouvez par exemple laisser votre portable chez vous pour la balade de Médor.

Vous pouvez aussi varier les promenades (toujours de Médor), lui trouver de nouveaux chemins à renifler ou lui organiser des chasses au trésor olfactives. L’on n’y pense pas toujours, mais nos animaux s’ennuient beaucoup en notre absence. Il est possible de les occuper et de rompre la monotonie de leurs journées grâce à des jouets spécifiques (on appelle cela de « l’enrichissement de milieu »).

Vous pouvez aussi vous « cultiver » sur les besoins de votre animal. Lire des ouvrages de spécialistes, vous intéresser à la littérature scientifique, vous plonger dans «Mon chien est heureux» ou «Tout sur la psychologie du chat» de Joël Dehasse. Nombre de nos animaux (surtout les chiens, capables d’une double imprégnation – avec leur espèce et avec les êtres humains) « lisent » en nous comme dans un livre ouvert.

Mais la réciproque est loin d’être vraie. C’est peut-être cela que vous pouvez vous engager à changer : décider d’apprendre qui est votre chien, qui est votre chat, qui est votre furet. Ses spécificités d’espèce, son langage, ses besoins propres, loin de toute tentation anthropomorphique (une biscotte beurrée ne fait pas le vrai bonheur de Médor).

Entre embarras et inconfort : le début de la conscience

Vos lectures vont progressivement vous changer en profondeur. S’immisceront alors, très certainement, de douloureuses questions. Naîtront un embarras, un inconfort. Il est en effet fort probable que vous commenciez à douter. Votre animal est-il heureux ? Est-il respecté dans son intégrité ? Traité de façon éthique ?

Au risque de fâcher quelques lecteurs, je vais vous aider à avancer sur ce chemin bringuebalant en vous soumettant quelques questions… A-t-on le droit de faire vivre un oiseau dans une cage ? Un poisson dans un bocal ? Un chien d’une lignée de travail dans un appartement en ville ? Un ou plusieurs chats dans un studio, sans accès à l’extérieur ?

Dans ma pratique de comportementaliste, je vois en effet tant d’animaux qui n’ont en réalité pas de problème, qui sont juste rendus fous, malheureux, agressifs ou dépressifs par la manière dont on les force à vivre. Bien sûr, leurs maîtres les aiment, oh que oui, mais comment ? Car est-ce aimer que de forcer un chien de chasse à tourner en rond durant 8 heures dans un appartement, à attendre le retour d’un propriétaire débordé et surmené, qui ne lui offrira le soir venu qu’une maigre balade de trente minutes en bout de laisse ? Est-ce aimer que de cloîtrer un chat, une perruche, un ara, un serpent ? Est-ce aimer que de demander à un animal d’être un substitut affectif ?

Le dur métier d’animal de compagnie

On ne l’imagine pas, mais être un animal de compagnie, c’est en réalité bien compliqué ! Il faut être « sage », ne pas faire de bruit, accepter les contraintes sans geindre ni détruire, subir tant d’incohérences, de violences et de maltraitances invisibles.

Tous les propriétaires que je rencontre sont a priori bienveillants, et pourtant… Chiens parfumés, lavés, pomponnés, habillés, chats exposés dans des bars, soumis aux papouilles d’une pléiade d’inconnus en mal de tendresse, perroquets encagés, déplumés, stressés… Que vivent nos animaux à nos côtés ? Tout ceci est-il vraiment respectueux ?

Je passe volontairement sous silence tout le business lié aux animaux de compagnie. Car pour une partie de la population, l’animal est un bien de consommation, un ornement, un faire-valoir, un objet que l’on achète à Noël et que l’on jette à Pâques. Les bénévoles des refuges vous le diront, nul besoin d’en rajouter…

La question du choix, des hypertypes, en ville comme à la campagne

Enfin, « last but not least », j’ai envie d’évoquer le choix même de son compagnon de vie. Pourquoi opter pour un carlin, un bouledogue anglais, ou tout animal dont la morphologie impacte la santé et le bien-être ?

La sélection des éleveurs, la « mode », la demande des clients ou les besoins agricoles ont encouragé les « hypertypes ». Certaines races de chiens et de chats, mais aussi de vaches, de cochons ou de chevaux sont aujourd’hui de pures aberrations.

Ces bêtes naissent handicapées, définitivement souffrantes, avec la bénédiction de tout le monde. Quant aux animaux exotiques, les plus étranges et originaux possible, que font-ils dans nos cités occidentales ?

Nous oublions trop souvent que tout animal est un être sensible, doué d’intelligence, un être qui mérite que du début à la fin, nous fassions tout pour son bien-être.

Alors certes, nous leur apportons le gîte et le couvert, ainsi que la sécurité (du moins les animaux de compagnie), mais est-ce de cela, réellement, qu’ils ont besoin ?

Pour simplifier, disons qu’un poisson a plus d’intérêt à nager tranquillement dans la nature, malgré les risques encourus, qu’à faire encore et encore, jour après jour, le tour de sa prison.

Qu’un chien a besoin de côtoyer des congénères, de s’ébattre sans contraintes, de « discuter » avec des amis canins. Qu’un chat a besoin de pouvoir chasser, courir, découvrir, en toute liberté.

Qu’une vache a très certainement envie d’autre chose que de ruminer dans un hangar aveugle, et qu’un cheval aimerait mieux brouter au pré que de subir la selle et la cravache…

Au-delà de l’animal de compagnie

Par-delà toutes ces considérations, pour mieux vivre avec nos amis non humains pour les 365 jours à venir, nous pouvons aussi nous intéresser à la philosophie, à l’éthologie, aux religions.

Parcourir «Le Silence des bêtes» d’Elisabeth de Fontenay ou «Sommes-nous trop bêtes pour comprendre l’intelligence des animaux» de Frans de Waal. Nous renseigner sur le jaïnisme, le bouddhisme, le végétarisme, le veganisme ou l’antispécisme.

Nous pouvons choisir de ne plus emmener nos enfants dans des zoos, ni au marineland. Leur préférer les spectacles (magnifiques) des cirques sans animaux (Cirque du Soleil, Cirque Plume). Veiller à ne plus acheter de produits testés sur animaux et réfléchir, plus généralement, à toutes les bêtes sauvages de la planète, tellement menacées que d’aucuns parlent de « sixième extinction ».

Enfin, pourquoi ne pas nous demander ce que nous avons dans notre assiette ? Penser au sort de ces milliards de bêtes d’élevage, à leur vie concentrationnaire de misère et à leur fin encore plus abjecte, dans le sang, les cris, la peur et la douleur…

Les écrits et interventions de l’ethnologue et anthropologue Jean-Pierre Digard sont, sur le sujet, éloquents* – Digard soutient ainsi que le surinvestissement des animaux de compagnie est l’exact pendant de la maltraitance et réification des animaux de rente.

Me vient ainsi, tout simplement, une idée : et si, pour les 365 jours à venir, nous apprenions à ouvrir les yeux sur la condition animale, la condition de tous les animaux ?

 

MAISON AUTONOME

 

Incarner l’esprit dans la matière.

Vivre à 6 sur une seul demi salaire pendant 15 ans, ne plus payer d’électricité depuis 20 ans ni d’eau depuis 40 ans, nous l’avons fait parce que nous l’avons décidé Brigitte et moi-même .

Notre quête spirituelle n’a de sens qu’à travers les actes quotidiens.

Elle inspire notre posture face à l’imposture de nos modes de vie et nous invite à la cohérence entre paroles et actes.

Pour ce faire, nous avons remplacé le « contre » par le « pour » :

  • le nucléaire pour  le soleil et le vent,
  • l’eau de pluie pour une eau gratuite et bonne à boire,
  • un habitat autoconstruit pour économiser un salaire,
  • un potager pour se donner le droit de nourrir l’âme et le corps,
  • donner et gérer le surplus pour créer d’autres initiatives similaires,
  • recevoir et aider des milliers de visiteurs pour donner les clés vers une gouvernance fondée sur le don et l’usage des ressources infinies du vivant.
  • Vivre en justesse pour soi,
  • c’est vivre aussi pour la justesse des autres.

Ce qui est juste, c’est la satisfaction des besoins vitaux et l’épanouissement culturel et spirituel de chaque être humain sur la Planète.

Si je dépasse la mesure de mes besoins, je pèse sur ceux qui sont en-dessous de cette mesure. Je suis donc dans la non-justesse en suivant une trajectoire de vie qui n’est pas la mienne en  subissant l’intoxication mentale généralisée.

Ainsi, je dois assumer, non la culpabilité, mais  la responsabilité des conséquences de mes choix sur le monde. Nous oublions qu’à chaque instant nous sommes libres de nos choix.

Se rapprocher de nos besoins fondamentaux et les prendre en charge est une priorité éminemment spirituelle. Boire, manger, habiter, fabriquer son énergie, ajuster ses revenus financiers à cet essentiel vital, bref, se rendre autonome sur  les limites d’un territoire localisé est le fondement majeur de notre existence et la plus solidaire des attitudes .

Plus encore : nous proposons l’orientation d’une véritable gouvernance sociale. Nous n’avons jamais cessé de croire qu’une telle entreprise choisie en toute liberté, verrait son avènement et c’est le cas.

Des gestes simples, d’autres valeurs et d’autres modes de vie, génèrent une transformation à plus grande échelle : ainsi, nous avons reçu des dizaines de milliers de visiteurs en quête de sens et engendré un Écohameau qui lui-même inspire d’autres Oasis, véritables ferments d’une autre vision du monde.

Il s’agit de reprendre le pouvoir sur nos vies en produisant solidairement à petite échelle l’essentiel de nos besoins vitaux au lieu de « perdre sa vie à la gagner » dans  un travail qui devient de moins en moins créatif et subordonné à une économie destructrice des hommes et de la Terre.

Inspirés et guidés, malgré les obstacles physiques, économiques et sociétaux de l’époque, nous n’avons jamais cessé de croire que nous serions soutenus par cette « reliance » à plus grand que soi. Il ne nous en faut pas plus pour appeler cela : spiritualité .

EN COMPLÉMENT VOICI LA VIDEO